La Nasa reporte le décollage d’Artemis 1 vers la Lune

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Le premier vol de la fusée géante est repoussé au plus tôt à vendredi à cause d’un problème sur un moteur.

Artemisn’a pas décollé. Le contrordre est tombé lundi, à 8 h 30 heure locale, en Floride, sur le pas de tir 39B du centre spatial Kennedy de la Nasa, à Cap Canaveral. Un diagnostic sans appel : l’incapacité à refroidir le moteur 3 avant l’allumage rendait le décollage trop risqué, après un retard de plusieurs heures lié aux opérations de remplissage de la fusée en carburant et un risque de foudre élevé.

La prochaine fenêtre de tir est annoncée pour le vendredi 2 septembre, à 12 h 48 heure locale (18 h 48 heure française), dans le cas où le problème aurait été résolu. La fusée SLS (pour Space Launch System), qui emporte la capsule Orion, reste en attendant en place sur son pas de tir. « Nous ne savons pas encore si l’équipe en charge du lancement utilisera cette fenêtre potentielle », avertit cependant Bill Nelson, le grand patron de la Nasa. Une seconde date de repli est prévue le 5 septembre, après quoi la fusée devrait retourner au hangar pour des vérifications avant une nouvelle tentative. « Nous ne lancerons pas tant que tous les voyants ne seront pas au vert. C’est juste une bonne illustration de la très grande complexité de cette machine, défend Nelson. Tout doit fonctionner à la perfection. » Ex-sénateur démocrate ayant volé à bord de la navette Columbia en 1986, Bill Nelson avait subi quatre reports de tir pour celle-ci, avant que la cinquième tentative soit la bonne. « Si nous avions décollé lors d’une des quatre premières tentatives, a-t-il confié lundi, ça n’aurait pas été une bonne journée. »

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Avant de relancer un compte à rebours, il faudra que les ingénieurs de la Nasa et de ses sous-traitants industriels identifient la cause du problème, et trouvent une manière de le résoudre sur le pas de tir. Le problème est lié au refroidissement de l’un des quatre moteurs installés sous l’étage principal de la fusée. Ces moteurs RS-25 ont été récupérés sur les navettes spatiales quand elles ont été mises à la retraite. Avant d’être allumé et de brûler de l’hydrogène et de l’oxygène, chacun de ces moteurs doit être lentement refroidi, en y faisant circuler de l’hydrogène cryogénique. Sans cela, à température ambiante, les alliages métalliques des moteurs subiraient un choc thermique trop important lorsqu’ils sont alimentés en hydrogène et oxygène liquides, respectivement à -253 oC et -183 oC. Cette opération n’avait pu être testée en juin, lors des répétitions générales en vue du lancement, car le compte à rebours n’avait pas pu être poursuivi jusqu’au bout, faute de temps.

Le report du vol a dû être une immense déception pour les 100 000 à 200.000 badauds venus s’installer sur les plages du littoral floridien, certains ayant parcouru des centaines de kilomètres pour assister à un événement historique. Un engouement populaire jamais vu en Floride depuis la grande époque des premiers vols des navettes spatiales, au tout début des années 1980. La mission Artemis 1, premier vol de SLS, la toute nouvelle fusée lunaire de la Nasa, devait marquer le grand retour de l’agence dans la course à l’espace avec la Chine et la firme privée SpaceX d’Elon Musk. Ce vol non habité, censé durer une quarantaine de jours, doit préparer le retour d’astronautes américains sur l’astre lunaire, cinquante ans après la mission Apollo 17, en 1972, et la dernière empreinte de pas laissée à sa surface.

Mission raccourcie

Si le décollage se produit vendredi 2 septembre, la date de retour sur Terre, avec un amerrissage de la capsule au large de San Diego, serait alors calée pour le 11 octobre, avec une mission un peu raccourcie, d’une durée de 39 jours. Avec un décollage le lundi 5 septembre, dernière chance pour ce créneau de lancement, le retour est prévu le 17 octobre, 42 jours plus tard. Si aucun de ces deux créneaux n’était possible, la fenêtre de tir suivante ira du 19 septembre au 4 octobre. Les fenêtres de tir possibles sont des moments qui permettent de combiner plusieurs contraintes assez différentes : une bonne position de la Lune sur son orbite, un bon ensoleillement des panneaux solaires pendant la mission, et un retour de la capsule au large de la Californie en plein jour.

Du haut de ses 98 mètres, la fusée orange et blanc SLS présente la plus forte poussée au décollage, équivalente à 39 méganewtons, soit 15 % de plus que la Saturn 5, qui avait emporté les astronautes lors du programme Apollo dans les années 1960-1970. Le but de ce premier vol d’essai de SLS est également de tester le plus grand bouclier solaire jamais construit qui, avec ses 5 mètres de diamètre, devra supporter une vitesse de 40.000 km/h et une température de 2 800 oC à son retour dans l’atmosphère.

Le report de lundi n’a rien d’inédit ni de calamiteux. Mais la Nasa fait l’objet de virulentes critiques pour les retards accumulés du projet Artemis, porté sur les fonts baptismaux par le Congrès en 2010, initialement censé décoller en 2017 et victime de dépassements de budget pour atteindre aujourd’hui l’enveloppe faramineuse de 23 milliards de dollars.

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