Mission Artemis : deuxième essai vers la Lune ce samedi

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Les problèmes rencontrés lundi par la Nasa semblent résolus, mais la météo du week-end est incertaine.

Le deuxième essai sera-t-il le bon ? Après l’interruption lundi du décollage de la fusée lunaire SLS, la Nasa pense avoir résolu les problèmes techniques rencontrés et a programmé une nouvelle tentative samedi à 20 h 17 (heure française). Les météorologistes américains estiment que les chances d’une météo favorable, sans orage ni précipitations, sont de 60 % en début de soirée. Les conditions devraient même s’améliorer vers la fin de la fenêtre de tir de deux heures, avec une chance de pouvoir décoller qui devrait alors atteindre 80 %.

Ce premier vol, qui n’emporte pas d’astronautes, est très attendu car la fusée géante SLS est pour l’instant indispensable au programme Artemis de la Nasa, qui ambitionne de renvoyer des astronautes – et notamment la première femme – sur la Lune à partir de 2025. Les derniers hommes à avoir posé le pied sur notre satellite naturel sont Gene Cernan et Harrison Schmitt, lors de la mission Apollo 17 il y a presque cinquante ans. Le schéma prévu par la Nasa ressemble d’ailleurs à ce qui s’était fait à l’époque : les astronautes décollent à bord d’une capsule, appelée Orion pour Artemis, emportée au sommet d’une fusée géante d’une centaine de mètres de haut. Le lanceur du jour, SLS, développe encore plus de poussée au décollage que la Saturn 5 des missions Apollo.

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Lundi dernier, les ingénieurs du centre spatial Kennedy en Floride avaient décidé d’interrompre la tentative de lancement à cause d’un capteur qui indiquait qu’un des 4 grands moteurs de la fusée ne s’était pas correctement refroidi avant de pouvoir être allumé. Avant de faire circuler l’hydrogène et l’oxygène liquides ultrafroids dans les moteurs, ces derniers doivent être refroidis à - 250 °C en y faisant circuler de l’hydrogène à des températures cryogéniques. L’opération paraissait parfaite pour 3 moteurs, mais pas pour un quatrième. Or il semble que malgré l’alerte tout s’était en fait déroulé normalement lors du compte à rebours. John Honeycutt, responsable du programme SLS à la Nasa, a expliqué jeudi que les ingénieurs ont « mené des analyses indépendantes qui ont confirmé qu’il s’agissait d’un capteur défectueux ».

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En lisant entre les lignes des explications données par l’agence spatiale américaine, on comprend même qu’en conditions normales, le compte à rebours n’aurait pas dû être interrompu lundi, car le capteur de température en question n’était qu’indicatif, et ne faisait pas partie des centaines de critères devant être « au vert » pour pouvoir lancer la fusée. En d’autres termes, les autres paramètres indiquaient que le moteur était bien descendu en température. Mais les responsables du vol n’ont voulu prendre aucun risque et ont préféré « perdre » quelques jours pour comprendre l’origine de l’anomalie. De manière accablante pour l’agence spatiale américaine, les procédures de refroidissement des moteurs n’avaient pas pu être testées lors des répétitions générales du compte à rebours qui se sont déroulées en juin et n’ont pas pu aller jusqu’à l’étape finale avant l’allumage des moteurs, faute de temps.

Un boulon mal serré

Le report de quelques jours a toutefois permis à la Nasa de résoudre un des problèmes qui étaient survenus lors du compte à rebours de lundi. Les techniciens ont pu réparer une pièce sur le pas de tir qui avait provoqué une fuite d’hydrogène liquide lors du remplissage du réservoir de carburant de la fusée. « Nous avons été capables de trouver ce que nous pensons être à l’origine de la fuite, et de corriger cela », a déclaré la directrice de lancement, Charlie Blackwell-Thompson. L’anomalie, heureusement temporaire lors de l’essai de lundi, était simplement due à un boulon mal serré.

En revanche, la Nasa a décidé de ne pas tenter de réparer une fissure dans la mousse isolante qui a été repérée sur une pièce qui relie le premier et le second étage du lanceur. Le risque qu’un morceau de mousse se décroche au décollage et vienne percuter une partie fragile de la fusée, comme ce qui avait provoqué la perte de la navette spatiale Columbia en 2003, est considéré comme négligeable.

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En reportant le décollage de vendredi, date prévue initialement, à samedi, la mission Artemis 1 qui emportera la capsule Orion autour de la Lune sera légèrement raccourcie, de 42 jours à un peu moins de 38 jours, avec un amerrissage d’Orion au large de la Californie prévu le 11 octobre.

Si pour un souci technique imprévu ou à cause d’une météo défavorable le décollage ne pouvait pas avoir lieu samedi, rien ne sera tenté dimanche. Un décollage ce jour-là provoquerait des périodes d’éclipses lors de la trajectoire, pendant lesquelles les panneaux solaires de la capsule, fournis par l’Agence spatiale européenne, ne pourraient pas fournir d’électricité. Les créneaux de tirs suivants seraient donc le lundi 5 et le mardi 6 septembre. Après cela, la fusée SLS serait obligée d’être ramenée à son hangar pour changer des batteries inaccessibles depuis le pas de tir. Au-delà du retard supplémentaire que cela provoquerait, la Nasa aimerait éviter ce retour au hangar, car le trajet de quelques kilomètres sur l’énorme plateforme mobile provoque des vibrations indésirables pour le lanceur.

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